5 pistes pour réussir


Par Amail Bendedda.

Pour aller plus loin dans l’article « Tennis français : la peur de gagner », voici 5 pistes de réflexion et d’action à mettre en place si vous doutez de vos capacités à réussir et à gagner.

1. Savoir ce que l’on veut vraiment

 

Cela peut paraître basic, mais c’est la plus grande et importante partie de la réussite.

Ce n’est pas toujours évident de savoir ce que l’on veut réellement, subjectivement. Etre certains qu’une fois obtenue, cette réussite sera satisfaisante et écologique.

Cette citation de Sénèque en est une bonne illustration.

« Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va. »

2. Définir ce que gagner et perdre signifie pour soi

 

Il est intéressant de comprendre ce qui se joue pour chacun d’entre-nous lorsque l’on gagne et lorsque l’on perd.

Pour certains, perdre est une zone de confort car gagner est quelque chose de si rare – du point de vue de la personne – que les effets et les conséquences inconnus sont à craindre.

Comme nous sommes souvent bien dans ce que nous connaissons, alors perdre devient un moyen de gagner en tranquillité et sérénité. Nous mettons en place ensuite des techniques d’auto-sabotage afin de ne pas réussir.

3. Transformer sa peur en force

 

La peur est une réaction que met en place notre cerveau pour répondre à certains de nos besoins.

Vouloir transformer sa peur en force, c’est décider que la peur n’est plus la bonne réponse, qu’elle nous dessert plus qu’elle ne nous sert.

Sans nécessairement entrer dans une analyse des causes de la peur de réussir, elle peut être facilement renversable et transformable en force. Et cette transformation est possible à n’importe quel moment de la vie.

Toutefois, plus tôt nous sommes préparés à connaître nos peurs et comprendre comment les apprivoiser, et plus la confiance en soi et la résilience s’ancrent naturellement et durablement. Ceci pour permettre une réponse aux évènements adaptée à nos valeurs et nos besoins.

4. Célébrer la victoire

 

Les « réussisseurs », – nom que je donne à celles et ceux qui se sont fixés eux-mêmes un objectif à atteindre et qui réussissent – célèbrent leur victoire.

Certains pensent qu’il est « normal » de réussir et donc de ne pas souligner la victoire mais qu’il est tout à fait « anormal » d’échouer, et qu’il est de mise de passer des heures à analyser les raisons et se culpabiliser.

Une réussite est à célébrer pour récompenser un travail, un effort tant physique que mental, un aboutissement. Et ce, quel que soit la taille et la valeur de l’objectif fixé. C’est l’une des clés de la confiance en soi.

5. Etre dans la résilience

 

Observez un Novak Djokovitch ou un Roger Federer en difficulté : rien ne transparait. Ils restent concentrés.

Ils sont dans l’analyse de la situation, à froid, dans l’ici et maintenant et l’activation de leurs connexions neuronales pour résoudre le problème.

Ils ne se laissent pas embarquer dans les émotions bloquantes et le doute. Ils sont dans la résilience.

Écoutez-les après un match, qu’ils gagnent ou qu’ils perdent. Ils parlent de faits, ils ont identifié les points positifs et à améliorer de leur jeu. Ils sont déjà en train de revivre le match dans leur tête en ayant corrigé ce qui ne fonctionnait pas.

 

Utiliser la visusalisation

 

Cette visualisation aide à mettre en place des améliorations, même si l’évènement s’est déjà produit. « J’aurais dû dire ça, j’aurais pu faire comme ça… ».

Vous pouvez revivre la situation avec le comportement, les paroles, les actes, tout ce que vous auriez voulu être et faire à ce moment précis. Cette approche a un double effet :

  • arrêter de ressasser et revivre indéfiniment ce moment
  • commencer à mettre en place le comportement idéal selon vous, dans des situations précises

Cet exercice fonctionne essentiellement sur ce que l’on n’a pas pu faire ou dire.

Utiliser la médiation

 

S’il s’agit de quelque chose que vous avez fait ou dit pour lesquels vous éprouvez des remords, vous pouvez revenir sur ce qu’il s’est passé avec l’Autre, discuter, expliquer votre point de vue, partager vos regrets.

Cette approche reste la meilleure solution pour la paix de l’esprit et de la relation. Si cela vous ait possible, bien sûr.